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Projet Coffee Erasmus+ : 7 Nouvelles licences professionnelles dont "la Réhabilitation des constructions" à l’université de Djelfa

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Projet Coffee Erasmus+ : 7 Nouvelles licences professionnelles dont  "la Réhabilitation des constructions" à l’université de Djelfa

Les résultats du bac 2017 seront connus la semaine prochaine, l’occasion pour les futurs étudiants et leurs parents de découvrir l’offre de formation universitaire dans le cadre du projet Coffee, déjà disponible dans plusieurs universités du pays.

Un cursus sanctionné par des licences professionnalisantes. Pour rappel, Coffee est l’acronyme de «Co-construction d’une offre de formation à finalité d’employabilité élevée»,  un projet européen dans le cadre d’Erasmus + Capacity Building for High Education. Ce projet qui a été lancé en octobre 2015, regroupe dix-neuf partenaires, dont le ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), neuf universités algériennes, trois partenaires socio-économiques d’envergure, dont la CACI (Chambre algérienne de commerce et d’industrie), cinq universités européennes (françaises, espagnole et belge) ainsi que le Forem service public wallon de l’emploi et de la formation (Belgique).

Le projet est coordonné par l’université de Montpellier (France). Le projet Coffee a pour ambition non seulement de résoudre la fameuse adéquation formation/emploi, mais également de fournir aux universités algériennes, une méthodologie structurelle de co-construction d’une licence professionnalisante. Il est soutenu en cela par le MESRS.

La co-construction des formations est au cœur du projet : le secteur socio-économique et les universités se sont alliés pour répondre aux besoins du marché de l’emploi en cadres moyens par la mise en place de ces licences professionnalisantes à recrutement national. Dans le cadre du projet Coffee, plusieurs séminaires en Algérie et en Europe ont permis la mise en place de cette méthodologie de co-construction de la formation. Un autre aspect fondamental de la formation est le stage en entreprise.

Coffee prévoit pour toutes ses licences trois paliers de stages : quatre semaines en première année, huit semaines en deuxième année et douze semaines en dernière année. Tous ces stages s’effectuant en milieu professionnel sous la supervision d’un tuteur professionnel et d’un tuteur pédagogique. Une méthodologie efficace qui maximise leur employabilité et leur attractivité sur le marché de l’emploi.

 Ainsi, ces nouvelles offres de formation ont pour objectif de répondre aux besoins du secteur socio-économique. Certaines licences ont été confectionnées à la demande et avec l’appui des acteurs de l’économie nationale, Pour rappel, les licences professionnelles permettent un accès facile et rapide au marché de l’emploi. Les apprenants suivent un cursus pédagogique et technique qui compile cours théoriques et stages intensifs en entreprises. Ailleurs, ces licences connaissent un engouement sans précédent et une généralisation accrue.
 
Mohammed Nadjib Kazi Aoual. Université de Montpellier, coordinateur Coffee Erasmus + «Capacity Building»
 
L’employabilité des diplômés vient des compétences acquises dans la spécialité
 
Quelle est votre évaluation de la première étape du projet Coffee en Algérie?
La première étape du projet consistait en l’écriture d’une matrice structurelle de formation de cadres moyens directement employable, en la définition d’une méthodologie de co-construction de ces formations avec le secteur socio-économique et en leur application sur neuf licences professionnalisantes «pilotes» devant ouvrir en septembre 2017 pour la première des deux vagues prévues. Ces objectifs sont presque totalement réalisés (seules sept licences sont ouvertes).

Existe-t-il des dysfonctionnements qu’il faudrait parer pour la suite du programme ?
On ne peut pas dire qu’il y ait eu de forts dysfonctionnements dans la réalisation du projet Coffee. Les deux LP non ouvertes en 2017 sur les neuf prévues sont programmées pour septembre 2018. Par ailleurs, Coffee prévoyait la formation de 108 enseignants chercheurs. Pour des raisons de timing et d’obtention de visas (malgré l’aide soutenue des ambassades), seuls 94 ont pu participer à ces formations. En comparaison avec d’autres projets, on ne peut pas dire que ces petits dysfonctionnements ont altéré les objectifs du projet.

Comment sont préparés les programmes pédagogiques ?
Tout d’abord, nous devons dire que l’employabilité des diplômés vient des compétences acquises dans la spécialité, mais aussi et surtout des compétences transverses (communication, anglais, stages, projets, entrepreneuriat et gestion). Toutes ces compétences transverses ont fait l’objet de définitions communes à toutes les LP.
Pour définir la partie «spécialité» des programmes pédagogiques nous sommes partis d’abord des besoins en cadres moyens tels qu’exprimés par le secteur socio-économique. Ces besoins sont traduits en termes de métiers ciblés, dont nous analysons les différentes compétences nécessaires pour l’exercice de ces métiers et les différents postes visés. Pour cela, nous utilisons la base de données de l’ANEM. Les programmes pédagogiques sont alors écrits à partir de ces compétences. Dans les LP Coffee proposées à l’ouverture en septembre, l’écriture de ces programmes pédagogiques a été faite par l’équipe pédagogique accompagnée par un ou deux experts universitaires européens et avec l’appui des entreprises du secteur concerné.
 
Les entreprises accompagnatrices du projet jouent-elles le jeu en ouvrant leurs portes aux étudiants pour des stages intensifs?
Les formations Coffee intègrent trois stages: «Découverte», «Insertion» et «Aide à la maîtrise», soit au total 24 semaines de stages en entreprises sur les trois ans de formation. Dans chacun d’entre eux, le stagiaire est actif. Les entreprises accompagnatrices de chacune des formations sont conscientes du rôle qu’elles doivent avoir (assurer les stages, intervenir dans quelques enseignements,.). Par exemple, à l’université de Guelma, Sonelgaz est un acteur majeur de la LP «Réseaux électriques».
 
Y a-t-il un engouement de la part du secteur économique par rapport au programme Coffee ? Exprime-t-il des besoins spécifiques en termes de formation ?
Tout d’abord, Coffee intègre les partenaires socio-économiques que sont la CACI et l’ADPE, qui ont participé à la construction de la méthodologie de mise en oeuvre des LP Coffee. Ensuite, pour chaque formation, les entreprises sont parties prenantes dans la définition des objectifs et des programmes. L’engouement dont vous parlez, nous le ressentons de plus en plus. L’influence du secteur économique sera encore plus forte lors de la définition des onze autres LP prévues en ouverture en septembre 2018.
L’objectif principal du projet Coffee est l’augmentation de l’employabilité des diplômés.
 
A combien estimez-vous le taux d’insertion des diplômés de Coffee dans le monde du travail ?
Un recrutement est la rencontre entre une entreprise qui a des besoins spécifiques et un candidat qui a des compétences. Les formations Coffee donnent toutes les compétences «métiers» qui leur permettent de répondre aux besoins spécifiques des entreprises. Les futurs diplômés seront tous préparés et armés pour intégrer efficacement l’entreprise pour y être très rapidement productifs. Pour revenir au taux d’insertion, il sera naturellement élevé, mais nous ne pouvons pas nous engager sur un chiffre qui va dépendre de l’évolution de la conjoncture socio-économique à la sortie des diplômés. Néanmoins, nous sommes très optimistes.

Quel message souhaiteriez-vous adresser aux bacheliers ?
Pour vous donner toutes les chances de succès et d’emploi, envisagez votre avenir professionnel à travers des formations adaptées aux besoins de l’Algérie qui feront de vous les cadres de demain. Et je conclurais par
«La professionnalisation ne peut qu’augmenter vos chances de réussir votre avenir».
 
Mokhtar Fodili. Vice-recteur de l’université de Djelfa
 
Dans le cadre du projet Coffee, il a été choisi pour l’université de Djelfa une licence professionnalisante en génie civil, avec la spécialisation «Réhabilitation des constructions». Une autre licence est programmée, qui concerne l’informatique, avec la spécialité «Multimédia et le web design» et qui ne sera effective qu’en 2018.
Cette première licence est dédiée à l’amélioration des constructions, la prévention des catastrophes naturelles et d’autres compétences pour améliorer l’habitat.
Ce qui est intéressant dans cette nouvelle pratique, c’est que l’étudiant passe 60% de son temps en entreprise. Le reste du temps, c’est au niveau de l’établissement pour les cours et les TP. Nos étudiants sont habitués à être dans des salles de cours jusqu’à la fin de leurs études. C’est une très bonne occasion de se familiariser avec le futur métier.
Pour le moment, nous comptons 25 étudiants dans le cadre du projet Coffee et nous en espérons davantage à la rentrée. Il faut savoir que nous sommes en train de communiquer pour que cette licence soit visible pour les nos futurs étudiants.

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Mots-clés:

université Achour Ziane de Djelfa, COFFEE, programme Erasmus, Génie Civil, La réhabilitation des constructions, licence professionnalisante, Union Européenne, Mokhtar Fodili, Multimédia et le web design, bac 2017

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