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Une tournée de six jours dans la région de Djelfa

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Une tournée de six jours dans la région de Djelfa
La region de Djelfa n'est plus le Nord avec ses riches cultures. Elle n'est pas encore le Sud aux infinies immensités jalonnées de luxuriantes oasis. Peu de gens s'y arrêtent, mais ceux qui le font aiment y revenir.
 
Ici nous voudrions vous introduire à une nature originale, à une préhistoire et une histoire peu connues et à une population, les Ouled Naïl, très attachante. Nous regarderons d'abord l'accès à la ville. Puis nous la parcourrons. Ensuite nous vous proposerons quelques excursions pour voir choses et gens. 
 
 
Accès
 
Djelfa est à trois cents kilomètres au Sud d'Alger; un service d'autocars assure des liaisons régulières, mais une voiture particulière serait plus utile pour les excursions. 
 
Quittez la capitale, Alger, par la route Nationale Une - c'est une belle route - Ne roulez pourtant pas trop vite - il y a les virages des gorges de la Chiffa et parfois des glissements de terrain - le col de Ben Chicao peut être bloqué par la neige, même au printemps. Après Ksar el Bokhari des inondations sont possibles qui laissent souvent la chaussée dégradée. 
 
Regardez le paysage. Passée la plaine côtière. La Mitidja, vous trouverez l'Atlas Tellien tourmenté. Puis se seront les Hauts Plateaux jusqu'aux premiers contreforts de l'Atlas saharien, à Guelt Estal. Djelfa est au coeur de cet atlas. Ce n'est qu'un peu plus loin, au Col des Caravanes, que Sa route descend vers Laghouat où commence le Sahara. Ce relief s'est formé à l'Eocène, en même temps que les Pyrénées. Le continent africain dérivant a heurté le sud de l'Europe, il s'est courbé, sa partie Nord s'est enfoncée, soulevant par contre coup les Hauts Plateaux. Le Sahara, ancré à la chaîne hercynienne, a résisté. Deux grandes cassures s'en sont suivies qui sont maintenant les deux Atlas. A la fin du Tertiaire, quand se formèrent les Alpes. L’Atlas Tellien fut de nouveau bousculé, l'Atlas saharien lui ne bougea pas. 
 
Djelfa
 
Nous sommes maintenant à Djelfa. C'est une ville d'environ 300 000 habitants. Chef-lieu de Wilaya et important marché. Dans la rue principale le Syndicat d'Initiative vous donnera tous Ses renseignements utiles. En 1852, un fort fut construit là. Des gens s'agglomérèrent autour. En 1861 Napoléon III donna un statut officiel à ce village qui comptait 55 foyers. En vous promenant vous remarquerez un fortin témoin de l'ancien rempart. Vous verrez la magnifique Mosquée cathédrale au milieu d'un ensemble tout neuf. Vous ferez vos provisions au "marché couvert" très bien achalandé. Nous vous conseillons de visiter le petit musé près du commissariat de police.
 
Le premier jour
 
Revenons vers le Nord par la Nationale 1
 
Kef Eddechra
 
A Trois kilomètres et demi de la ville, tout de suite après la première tranchée où passe la route, une petite route goudronnée, à gauche, mène à un réservoir. Sur elle s'embranche un chemin de terre qui, en quelques mètres nous conduit à un petit col. Laissons-y la voiture et montons sur la colline à droite. Vous verrez les restes de nombreuses Tombes préislamiques. Ce sont de gros tas de pierres circulaires parfois entourés d'une murette. Il y en a beaucoup un peu partout dans la région. Ici, certains sont surmontés d'un dolmen. On pense qu'ils sont le fait d'un groupe de Sardes venus au Maghreb environ 1000 ans avant notre ère. Presque toutes ces tombes ont été violées. A l'extrémité Ouest de la colline se trouvent les ruines d'un village berbère fortifié. Trois remparts successifs barrent la colline. Sur l'éperon final aux pentes abruptes vous verrez le village proprement dit. Au point le plus haut un réduit était dominé par une tour. Près de lui une grande salle devait être le lieu de réunion. Une rue centrale aboutit à une poterne d'où part un chemin en épingle à cheveux pour descendre aux jardins et à l'eau. Aucune fouille n'ayant été faite, on ne peut dater ces ruines. Mais, d'après Ibn Khaldoun, les Berbères vaincus par les Béni Hilal se réfugièrent dans les montagnes et y bâtirent des forteresses. Cela s'est passé en 1060 de notre ère. Mais, comme tous les nomades, les Zénètes savaient auparavant quelques villages greniers. On ne peut donc rien affirmer avec certitude. 
 
Le Rocher de Sel
 
Reprenons maintenant la route Nationale. Passé Aïn Maabed, une grande descente nous fait rentrer dans le Zahrez. Bientôt une plaque indique "Rocher de Sel", tournons à gauche, juste après un passage à niveau, tournons encore à gauche sur une petite route mal entretenue. Après quelques kilomètres, vous verrez à droite un bouquet d'arbres et un abreuvoir. Laissez-y votre voiture. Vous êtes au pied du " Rocher de Sel ". Pénétrons-y en faisant attention; il y a des crevasses, des effondrements et, s'il a plu, le sol est glissant. Vous voici dans un monde minéral : marnes versicolores, crêtes déchiquetées, ravins, tunnels, gouffres, traînées de sel laiteux ou en fleur. Le tout scintillant de mille cristaux de gypse, de dolomies, de pyrites dorées. C'est un Diapir. Quand l'Atlas s'est soulevé, il a brisé les couches géologiques. De l'eau s'est infiltrée jusqu'aux marnes du trias, elle les a ramollies. Le poids des montagnes les a fait gicler par les fissures. Ici il y avait sur (es marnes une bonne couche de sel. Elle a été entraînée, rabotant les parois autour d'elle rejetant des débris arrachés. Et tout cela monte encore. Mais la pluie sculpte le sel et entraîne les marnes. C'est ce que vous voyez. 
 
Le Cordon dunaire
 
Continuons encore vers le Nord. Aux environs de la plaque "Mesrane", à droite et à gauche il y a des dunes. Les premières ont été fixées par des plantations. Plus loin elles sont vierges. Paradis pour les enfants. Dans les fonds vous pourrez ramasser des outils néolithiques. Avant de rentrer à Djelfa poussez jusqu'à Hassi Bahbah ou même jusqu'au Relais pour vous reposer, boire et manger. Un peu plus loin au relais vous trouverez aussi piscine et magasin de souvenirs. 
 
Les Sebkhas du Zahrez
 
Au nord du cordon dunaire se trouvent deux grandes lagunes. Celle de l'ouest est plus près de vous. Jadis on y récoltait du sel qui était expédié vers le Nord. La flexure Nord Atlassique qui passe à Guelt Esstel empêche les Oueds d'aller plus au Nord. Leurs eaux doivent donc rester dans la grande cuvette du Zahrez où elles s'évaporent en déposant le sel et la boue qu'elles ont Lessivés sur les montagnes. C'est ce qui fait la lagune. A l'extrémité Ouest de cette lagune une source d'eau chaude et douce sort au milieu de la boue. Entraînant avec elle du sable elle a formé une petite île. Mais elle a trouvé une autre issue au pied de cette île et a abandonné son premier cratère. Sa chaleur montre qu'elle vient de profond. Sa douceur prouve qu'elle a trouvé un chemin rapide pour remonter sans se saler. C'est Aïn el Hamia Gharbia. Il y en avait une autre à l'extrémité Est. Elle a été captée par un sondage. Quand il fait chaud, il y a souvent des mirages sur la lagune, on croit voir falaises et châteaux forts. Ce sont de petits accidents de terrain reflétés et déformés. Ne vous aventurez pas sur la lagune. Il y existe des passages solides mais le risque est grand de s'enliser, comme il arriva jadis, dit-on, à un bey de Médéa et à ses soldats.
 
 
 
Le deuxième jour
 
Foret
 
Sortons de Djelfa par la route de Charef. A 25 Km, dans un grand virage une belle forêt, à gauche nous invite. Pins d'Alep, chênes verts, genévriers avec en sous-bois cistes et thyms parfumés. Il y a 130 000 ha de forêt à Djelfa. Une grande clairière précède la maison des gardes forestiers de Takersane. Sur la crête à droite un pylône de télécommunication. Vous aurez remarqué des tranchées pour circonscrire d'éventuels incendies.
 
Steppe Alfatière
 
Notre piste tourne à gauche, suit un moment un défilé puis débouche sur un plateau couvert d'alfa et rejoint une route que nous prenons vers la gauche. L'alfa est une graminée importante mais peu nutritive à part les pailles qui portent les épis. Il fournit un bon abri contre le vent pour moutons et gibier. Artisanalement ses feuilles servent à fabriquer nattes et diverses sparteries. Industriellement on en tire de la cellulose et on en fait du très beau papier. 
 
Hadjrat Sidi Boubaker
 
La route passe à côté de plusieurs villages. En arrivant aux jardins d'Ahmera voici un terrain de football, suivons les traces qui l'écornent. Elles se prolongent par une piste rocailleuse. Laissons là la voiture nous marcherons un peu et verrons devant nous un gros bloc isolé. C'est Hadjrat Sidi Boubaker. Il est couvert de gravures. Nous remarquons un grand personnage et de nombreux animaux dont un beau bélier à sphéroïde. Il y a aussi beaucoup de mains en creux. Elles semblent plus récentes. Sur le sol des jeux qui distraient les bergers. 
 
Zaccar
 
Revenons à la voiture et continuons notre route. Elle nous mène à la Nationale Une. Nous la prenons vers la gauche en direction de Djelfa. Arrivés à Oued Seddeur, passons sur l'ancienne route qui est bien entretenue, et repartons vers le sud. Sur la crête il y a une tour. C'est un ancien poste optique qui servait à transmettre des messages par télégraphe Chappe puis Morse. 
 
A gauche une petite route nous conduit à Zaccar, c'est un vieux village de type berbère avec rues concentriques et mosquée au centre. Il vit passer l'Emir Abdelkader et les premières colonnes françaises. Un peu plus loin se trouve la première station préhistorique découverte dans la région. Sous un abri naturel vous verrez, au milieu d'autres gravures, une magnifique antilope bubale terrassée par un lion. Votre guide pourra aussi vous mener à un petit groupe dé jolies peintures qu'il vous serait difficile de trouver tous seuls. Près de Zaccarune très belle source permet d'irriguer les Jardins. A côté on a construit une école et planté des platanes. C'est un bon endroit pour se reposer. 
 
Le troisième jour
 
Le "Barrage Vert"
 
Quittons Djelfa par la route de Moudjbara—Messaad. Dès que nous aurons dépassé les derniers immeubles, nous verrons toute une région récemment reboisée; c'est le Barrage Vert. Il a été planté pour lutter contre la progression du désert en fixant le sol, attirant la pluie et produisant un humus. Après lui, nous voyons sur les hauteurs les restes de l'ancienne forêt naturelle.
 
Les Gravures Préhistoriques
 
Nous traversons le village de Moudjbara. Tout de suite après se trouve une pépinière établie pour la plantation du barrage vert. Les semences étant récoltées dans la forêt naturelle. Quand nous arrivons à la piste de l'oléoduc qui vient d'Hassi R'Mel, nous rentrons dans une zone très riche en gravures rupestres. Si vous n'avez pas une voiture "tous terrains", il vous est difficile de les voir toutes. A l'Oued Bou Dhebib, tout près de la route, il y a une très belle autruche en haut du sable. Si vous descendez cet Oued vous arriverez à Hajra Mokhotma où se trouvent de nombreux animaux et quelques personnages.
 
A Aïn Naga vous trouverez un guide local. Il faut aller y voir au moins : 
 
(1) un homme devant une tête de bélier, le corps de ce bélier ayant disparu.
 
(2) Une paire de buffles antiques.
 
(3) Les amoureux timides.
 
D'Ain Naga, allez par la piste qui n'est pas mauvaise à Bou Sekkine et de là par la grande piste du gazoduc, revenez vers SAFIAT BOURENNANE. Partout vous verrez surtout des animaux sauvages ou domestiques. A l'époque vivait ici la faune de l'Afrique Subsaharienne. Il semble que 4000 ans avant notre ère le climat était plus humide. Quand il s'est asséché, la faune s'est adaptée mais a fini par disparaître en très grande partie, surtout avec l'augmentation de la population. Et celle-ci qui vivait de chasse s'est mise à l'élevage. De Safiat Bourennane, rentrez à Djelfa. 
 
 
 
Le 4ème jour
 
Sortons de Djelfa par la route de Bou Saada. Après 4 Km, prenons un embranchement vers la droite. Nous passons un grand plateau puis abordons une région de collines. Le Gazoduc croise notre route. Ne nous arrêtons pas aux Ouled Zid. Mais un peu plus loin, entre Dalaat Ben Daoud et Dalaat Smara, faisons un crochet pour aller voir des gravures du style Tazina sur un petit banc rocheux. Reprenant la route nous arrivons à Feidh el Botma, centre de regroupement créé pendant la révolution. C'est maintenant un Chef-lieu de Daira. A la sortie de l'agglomération nous bifurquons à droite vers Amoura. Nous aborderons le Djebel Boukahil par une montée en lacet. Cette montagne est une forteresse naturelle, refuge des Ouled Naïl dans les moments difficiles. La route traverse le Boukahil, fait de nouveaux lacets et s'engage dans une gorge pour descendre vers Amoura. Laissons la voiture à l'entrée du village. C'est un nid d'aigle perché dans une combe. Le regard s'étend à perte de vue vers le Sud. Les falaises sont riches en fossiles divers dont des traces de dinosaures. Allons voir la Kheloua de Sidi Bouzid, le vieux cadran solaire qui marquait les tours d'eau, une grotte dans les travertins. Parcourez les chemins entre les jardins qui par endroits canalisent encore l'eau d'irrigation. S'il a plu, il vaut mieux revenir sur nos pas pour rentrer à Djelfa, sinon suivons un peu la combe vers l'Ouest puis descendons dans la plaine, l'ayant traversée nous arrivons à Hassi Zeyane. Là, prenons la piste vers la droite. Elle suit la flexure Nord saharienne, passe une petite lagune près d'EI Bordj. A Selmana nous traversons un Oued qu'entourent les palmiers des jardins. Et nous allons rejoindre une route qui conduit à Messaad. Avant d'y arriver, une autre route est à notre droite qui longe un terrain récemment mis en culture. Elle nous ramènera à Djelfa par Ain Naga à Moujbara que nous avons vu durant la 3ème jour.
 
Le 5ème jour 
 
Sortons de Djelfa par la nationale 1 en direction du Sud, nous montons pendant 15 Km pour passer le Col des Caravanes, puis ce sera Dayet el Mahalla ou jadis les Oulad Nail détruisirent un escadron Turc. 
 
Passée Ain Roumia, nous arrivons à l'embranchement de Messaad, nous signalons quelques gravures rupestres, ensuite nous traversons une région montagneuse et débouchons sur la plaine de Messaâd. En septembre, à l'entrée de la ville se fait un rassemblement de tentes se préparant à partir pour Touggourt pour participer à la cueillette des dattes. 
 
Messaâd
 
Messaâd, chef-lieu de la Daïra est la plus importante ville de la région, après Djelfa; son marché est très fréquenté surtout en hiver, ses nombreux jardins, entre ville et oued sont à parcourir, jardins à trois étages: palmiers dont les dattes mûrissent mal faute de chaleur, sous eux abricotiers, figuiers, grenadiers, les abricots sont expédiés vers les conserveries du Nord, les grenades sont réputées les meilleures de la région, au ras du sol les légumes qui servent à la consommation locale. 
 
L'artisanat produit de très beaux burnous en laine de chameaux, doux, légers et pratiquement imperméables. 
 
Prolongeant Messaâd à l'Est, le petit village de Demmed vit aussi de ses jardins, au dessus de lui, sur l'éperon de la colline se trouvent les ruines de l’ancien village de Demmed, opidum berbère qui rançonnait les caravanes. Au Nord de l'oued il y avait un castellum romain, actuellement il n'en reste pratiquement plus rien, la construction d'une route l'a anéanti. 
 
Les Dayas 
 
Après Demmed, la petite palmeraie de Mekeime et derrière elle El Gahera ou se trouve une zaouïa assez importante, mais nous montons vers le col d'Ifri véritable porte du désert, et nous allons voir une Daya. Pendant des kilomètres nous avons roulé au milieu d'un plateau caillouteux ou ne pousse qu'une rare végétation grisâtre, et tout à coup nous voici devant un îlot de verdure, grands pistachiers, buissons de jujubiers autour d'une belle pelouse, c'est vraiment surprenant. Une Daya c'est une cuvette, parfois une tête d'aven, la pluie l'inonde, y amenant du limon. Avec la chaleur ensuite tout pousse et on se croirait brusquement dans un parc anglais, le contraste est frappant, nous vous en signalons ici quelques-unes pas trop loin. 
 
Le 6ème jour
 
Taadmit
 
Quittons Djelfa par la Nationale Une vers Laghouat, après avoir dépassé l'embranchement de Messâad, nous trouvons à droite un autre embranchement qui nous mènera à Taadmit. Une grande colline à gauche domine des ruines; d'après la légende, l'avant-garde de Sidi Okba y fut arrêtée et écrasée mais quand le gros de la troupe arriva, une grande bataille fut livrée et les byzantins de la forteresse furent battus et massacrés. Voici maintenant la ferme expérimentale d'élevage fondée à la fin de 1918 où travaillent à améliorer les ovins de la région. Les ingénieurs responsables ont de surcroît crée ici une véritable Oasis de verdure, introduisant des plantes nouvelles, ce qui fuit en un coin charmant et reposant. 
 
Djebel Doum
 
Continuons vers le sud - un autre embranchement vers la gauche nous conduit à Morhoma, petit village près d'un oued très joli, il y a ici aussi quelques gravures préhistoriques. De là, nous passons au Djebel Doum en suivant la même route - il faut faire très attention pour ne pas manquer la petite piste qui y conduit. Tournez ensuite à droite entre Safiet el Baroud et le Djebel Doum laissons la voiture au bout de la piste, devant un petit oued et continuons à pied, pénétrant dans le Talweg, la première chose qui frappe est la végétation, les palmiers nains (Doum)peuvent avoir plus de 2m il n'y en pas ailleurs dans la région. Il y a aussi le Périploca, le Chèvrefeuille, le Nerprun et le Sunac, tous se développent plus que d'habitude, il y a ici un microclimat – grimpons, nous verrons encore des gravures préhistoriques et même de petites peintures.
 
Sefiet el Baroud
 
Redescendons et allons à Safiet el Baroud sur la face Nord, à droite, une roche abri est ornée de gravures d'assez petite taille, parmi elles quelques jolis équidés, sur l'extrémité Est deux buffles sont assez abîmes, sur la face Sud une grande caverne est couverte de peinture anciennes et modernes, tout au fond un quadrige? Peint à l'ocre rouge, c'est le seul que nous connaissions dans le secteur. 
 
N’Theila
 
Revenons à la route nationale, et continuons vers l'Est, nous atteignons N'Theila, charmant petit village, ses fruits et ses jardins sont délicieusement parfumées. 
 
Oued Hasbaïa
 
Traversons à gué l'oued de N'Theila et suivons la piste, a droite au milieu d'une cuvette une petite colline porte quelques gravures, elles sont très haut perchées et ce qui est très rare, les traits évasés à l'extérieur en font presque des bas reliefs. Au sud de cette cuvette une autre piste nous fera franchir la montagne et arriver à Oued Hasbaïa, c'est le site rupestre le plus important de toute la région, un véritable bestiaire reparti sur quatre parois, gravures de différentes époques et de différents styles, peu de personnages. Vous y verrez aussi des inscriptions en lybico-berbères qu'on ne sait pas déchiffrer. 
 
Oued Romeïla
 
Nous regagnons maintenant la nationale un peu au sud du village de Sidi Makhlouf. En y allant, nous ferons un crochet à l'Ouest vers l'oued Romeïla là encore se trouvent des gravures rupestres, le panneau des lions est intéressant l'un d'eux bien gravé doit être le plus ancien, les autres semblent des initiations mois soignées. Revenons à la grande route, les cafés de Sidi Makhlouf vous offrent un moment de repos, vous pouvez ensuite revenir sur Djelfa ou continuer sur Laghouat. Si vous optez pour Laghouat il y a encore des gravures au Rocher des Pigeons, sur la face Ouest, il y en a aussi sur les rochers avoisinants à gauche de la route (voir le schéma). 
 
 
Les Nomades 
 
Au cours de vos excursions, vous avez certainement remarqué les tentes rayées rouge et noire des Ouled Naïl, il y en a de moins en moins, les nomades se sédentarisent. Vous pouvez vous adresser à l'un deux pour demander à boire ou interroger sur votre chemin, si c'est un berger, évitez d'effrayer ses bêtes, si vous allez à une tente, approchez vous du coté Ouest quitte à faire un détour, et appelez d'assez loin, on viendra à moins de force majeure, patientez mais méfiez vous des chiens, quand le maître est là, il vous invitera peut être à entrer, on vous offrira au moins un café. La tente est divisée en deux, côté homme et côté famille, s'il y a des femmes parmi vous on les invitera probablement à aller voir les femmes, ayez des petits cadeaux pour elles et pour les enfants. Soyez discrets, certains n'aiment pas êtres photographiés, demandez avant de le faire, les gens aiment avoir le visage claire choisissez un fond foncé et sous-exposez un peu, il serait bien d'avoir un Polaroid pour donner immédiatement une photo, sinon demander comment en faire parvenir. Les gens ont tendance à poser, tenez-vous prêts mais ne vous pressez pas, attendez le moment favorable pour déclencher. Riche ou pauvre le nomade est toujours accueillant, il fera tout son possible pour vous être agréable. Ce sera probablement le plus beau souvenir que vous garderez de votre séjour à Djelfa. 

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bachir 31/10/2009 18:34:11
Merveilleux, merci!
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subhistorien 01/11/2009 23:00:24
vous parlez d'un temps révolu ce n'est plus la meme chose,les gravures sont saccagés les sites ecrémés vous deviez actualiser votre articles parceque ce que vous dites cétait au temps ou elhadj belabas et le pere de villaret et chouiha essaiyé de faire un mouvement touristique basé sur les gravures rupestre de la région.
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ayoub 04/12/2009 16:27:59
esprons que les responsables de la wilaya fair des restauration et renouvlation au niveau de ces belle places touristique, afin d'augmente le taux de tourisme
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ayoub hbb 04/12/2009 16:33:56
esprons que les responsables de la wilaya fair des restauration et renouvlation au niveau de ces belle places touristique, afin d'augmente le taux de tourisme
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tarek 25/01/2010 14:35:26
il est regrettable qu'aucune rue ni aucune place ne porte le nom des hommes qui ont fait l'histoire de cette belle ville de djelfa ,je pense a des gens comme l'immam si attia ,le saintbenbnaidina,cheikh elnaas ou le premier romancier bencherif ou recemment le derigeant de lawilaya revolutionnaire 4 le colonel bencherif.
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Grim 02/11/2010 15:24:35
Excellent itinéraire. Des détails sur l'histoire du reboisement de Moudjebara-Zaccar présenterait beaucoup d'intérêt pour les visiteurs très curieux pour tout ce qui concerne le Barrage vert né à Djelfa, on ne le répétera jamais assez.
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mazia 13/12/2010 12:52:24
la route entre medjbera et djelfa est merveilleuse surtout a la sortie de djelfa je pense que les responsables devront penser a creer des parc de loisirs pour que les familles puissent aller avec leurs enfants
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archéo 20/12/2010 18:49:19
Oui dommage que tout ou presque est saccagé, mais au fait qui détruit les sites, les gravures les tombes préislamiques ou protohistoriques c'est tout simplement le citoyen celui qui habite la région et celui qui vit à coté, j'ai vu des fouilleurs clandestins qui cherchent le fameux "Trésor" qui n'existe que dans leur imagination, le citoyen c'est lui qui doit être blâmé et non l'état, on est tous coupables du laissé allé. la loi qui puni existe mais il nous faut éduquer le citoyen pour qu'il soit responsable et respectueux du patrimoine légué par les ancêtres. Allah Yahdina...Amine.
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saber 07/01/2011 12:57:27
Desolé cette tournée n'est pas equilibré ou est le sud de la wilaya (houhou yachkor rouhou) heureusement que vs ne detenez pas des gisements sur le sol de djelfa sinon,encore pire a quoi sa sert de parler des sites archeologiques rupustres (pierres qui nous vous appartient pas et ne vs donneront rien)Merci hamma
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nora hamoudene 24/02/2011 08:02:22
i love djelfa
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Nassim 17/12/2016 19:38:04
Bon à savoir merci.
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Algérie 23/12/2016 00:43:20
Quelle est la température moyenne dans cette région en été et en hiver?
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ouedkniss 03/03/2017 03:29:41
Bon à savoir
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RACHIDA 24/05/2017 09:19:05
salam alikom,
j'ai aimé djelfa avant la visiter après avoir consulté la page (djelfa.org\tourisme\six jours à Djelfa).
Je désire alors fortement visiter ma chère djefa pour une semaine accompagnée de mon fils
Je me demande si vous pouvez m'orienter, et s'il y possibilité d’accueillir mon grand amour à cette ville pendant le mois de Ramadhan.
J'espère lire très bientôt votre réponse . Merci pour le site djlfa.org
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Mots-clés:

Hassi Bahbah, Messaad, Moudjbara, Burnous

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