Home | Historique | Attia Messaoudi, le mufti des Ouled Naïl - Djelfa

Attia Messaoudi, le mufti des Ouled Naïl - Djelfa

Par
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
Attia Messaoudi, le mufti des Ouled Naïl - Djelfa
De son vrai nom Attia Ben Mostefa Messaoudi El-Idrissi El-Hassani, en rapport avec sa filiation, le mufti des Ouled Naïl est le descendant d’Idriss El-Akbar, de Hasan El-Asbat, de Ali Ben Abi Taleb et de Fatima Zohra, fille de notre prophète Mohamed (QLSSL). 
 
       Si Attia est né en 1900 à la zaouia Djellalia, aux abords de la ville de Djelfa. Il appartient au plus grand arch d’Afrique : les Ouled Naïl. 
 
Ses débuts
 
Il a appris le Coran à l’âge de sept ans, sous la conduite de son grand frère Si El-Hadi, lequel lui a inculqué quelques enseignements religieux. A la fin de cette première étape, il fut pris en charge à la zaouia de Si Abdelkader Tahri, dit Si Abdelkader Znini, dans la ville d’El Idrissia (ex-Znina) où il a appris les sciences du taouhid et du fiqh. A la suite de quoi, armé des bases essentielles, il fut confié à plusieurs zaouiat d’Algérie, chacune pour ce dont elle excelle et c’est dans les zaouias de Kabylie qu’il apprit le plus, avant de se rendre à Alger pour être pris en charge par le savant et mufti de la capitale, Si Abdelhalim Bensmaïa, durant les années 1920. 
Les membres de la famille de Sidi Mahieddine (Ouled El-Bey) le prirent en charge durant sept ans. D’ailleurs, si Attia n’a jamais oublié l’accueil, l’hospitalité et les petits soins que lui prodiguait cette famille. Pour mieux parfaire ses connaissances, il s’est porté candidat au savoir à la zaouia de Si Abdelkader El Hamami, sa dernière étape et la plus cruciale, durant laquelle il bénéficia de «dourouss», sous le parrainage du cheikh Sidi Bendjelloul à la zaouia de Blida. Le mausolée de Sidi Bendjelloul se trouve actuellement à Theniet El Had. 
 
El-Ikhlass et Abdelhamid Ibn badiss
 
A son retour à Djelfa, il a pris en charge «la medersa el Ikhlass qui était affiliée à l’Association des Oulemas algériens. Lors d’une visite d’inspection du cheikh Abdelhamid Ben Badis en 1931 qui a assisté aux cours enseignés par Si Attia, il a accordé beaucoup d’attention et a prolongé son séjour à Djelfa pour écouter Si Attia discourir. Si Abdelhamid Ben Badis fut sublimé et impressionné par la force du verbe, la pédagogie et la simplicité de l’homme. Quelques temps plus tard, Si Attia Messaoudi fut élu par ses pairs à diriger les prières de la grande mosquée de Djelfa et d’en être le prêcheur de la khotba des vendredi. 
 
Durant la révolution
 
Durant la guerre de Libération nationale, le FLN le charge des questions relatives à la fetwa et surtout il endossa la lourde charge de Cadi qu’il assuma avec beaucoup de dextérité. Ces fonctions, il les assuma jusqu’au jour de l’indépendance et bien plus tard. Beaucoup de familles ou d’antagonistes continuèrent à le consulter et de faire appel à lui afin de trancher dans les cas de litige. Ses décisions sont appliquées jusqu’à ce jour et font fonction de loi. 
 
Avec les cheikhs et Savants
 
Le cheikh Si Attia Messaoudi entretenait une correspondance permanente avec les chouyoukh des zaouiat, parmi lesquels, Sidi Mohamed Belkebir d’Adrar, cheikh Bayoudh (Ibadite), le savant Mohamed Belbey, le cheikh Abdelkader Athmani de la zaouia de Tolga, le cheikh Abderrahmane El-Djillali, cheikh El Alama, Tahar Belabidi, cheikh Mustapha El-Kacimi d’El Hamel, Mebarek El-Mili, cheikh Salah Benattik, les cheikh Benachit et Rabhi,  cheikh Zoubir de Blida, cheikh Daïa (prédicateur), Si Ahmed Khettab, le savant érudit du Pakistan, cheikh Mayen Mohamed, Chakik Kadhi Khaïli et bien d’autres d’El Azhar et d’Irak. 
 
Par contre, le savant Mohamed El-Ghazali lui a témoigné lors de ses conférences, de la reconnaissance pour son éloquence et la justesse de ses interventions. Parmi tous ceux qui ont été cités, il y a ceux qui l’ont rejoint dans l’au-delà et pour lesquels nous prions le Tout Puissant de leur accorder Sa miséricorde et de les accueillir en Son vaste paradis et à ceux qui sont vivants, nous souhaitons et prions le Tout Puissant qu’il exauce leurs vœux pour ce qu’ils ont donné à l’humanité.
 
Ses Travaux
 
Si Attia Messaoudi a, durant sa vie, écrit plus d’un millier de livres, de recueils de poèmes et réalisé des travaux de recherche dans la généalogie des Ouled Naïl. C’est l’arbre généalogique qui le mobilisera pendant plusieurs années de travaux de recherches et de recoupements pour venir à bout et publier la version la plus vérifiée et la plus juste.
 
Si Attia Messaoudi est décédé un 27 septembre 1989. 
 
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont assisté à ses funérailles dont le recueillement autour de sa mémoire a duré plus de trois semaines.

lectures : 9650

Subscribe to comments feed Commentaires (5 posté)

avatar
fathi 06/04/2010 01:39:04
c'estquelqu'un de tres competent mais ignoré par la plupart des Nailis
avatar
tewfik 23/08/2010 09:48:47
cheikh attia que dieu ait pitié de son ame a durant toute sa vie un homme venerable aimé par le Dieu tout puissant mais pas par ouleds nails hypocrites sans scrupules.
Reply Thumbs Up Thumbs Down
-2
L'ajout n'est pas conforme
avatar
daoudi_ 09/11/2010 21:07:02
malheuresement aucun djelfaoui n evoque le nom de cette grande figure. Et meme son fils cadet n a fait malgré son savoir aucune demarche pour que son venerable pere allah yarhamou soit connu par la nouvelle generation de djelfa.
avatar
sdara de france 23/12/2010 19:36:58
sidi attia que allah il le garde dans le paradi de élférdousse inchallah sidi attia et un homme de rélégion et tres simple et ouvére a tout le monde merci sidi attia tu nous a donné bouqou pour oulade naiel salam
avatar
abdallah 30/01/2011 17:42:37
en tant que Naili je suis fiére d'appartenir à ce Arch qui a enfanté ce grand savant
total: 5 | Affiché: 1 - 5

Postez votre commentaire

  • Bold
  • Italic
  • Underline
  • Quote

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha

Auteur infos

admin

  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable
  • Texte complet Texte complet

Mots-clés:

Ouled Naïl, Attia Messaoudi

Estimez cet article

0