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Histoire et passion

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On dit souvent que l’histoire se répète au moins deux fois dans la vie. la première fois d’une manière tragique et la seconde en guise de farce. Cette farce peut nous amuser mais s’il s’agit de revivre les moments terribles de nos tragédies, la chose est grave. Le peuple en est conscient. Beaucoup de signes avant-coureurs actuels nous rappelle la situation de blocage des années quatre vingt dix et son lot de souffrances et de turpitudes. Le résultat a été l’aboutissement au pourrissement dû à une gestion mafieuse, catastrophique et criminelle parce que préméditée, qui n’épargna ni les hommes ni la nature sur tous les plans, l’éducation, l’éthique, l’économie, l’écologie et qui brisa la structure sociale et l’équilibre de la nature, avec son lot de trahisons, de complots et de sabotages.

Nous retenons de ces vingt ans de mal gouvernance, une grande trahison et une triste mémoire. C’est pire qu’hier et c’est pour cette raison que nos hommes politiques doivent tenir compte des leçons du passé et des signes presque prémonitoires. Le peuple ne doit pas oublier son passé au risque de le revivre.

Je reproche à une bonne partie de nos ‘’compatriotes’’ le fait de rejeter leur passé et renier leurs racines orientales communes avec le reste de la population. Cette jeunesse qui perd ses repères identitaires et s’abime dans l’obscénité en l’absence de la vérité qui lui reste cachée. Je vois en cela le travail de sape des « pères blancs » qui lavaient les cerveaux et semaient leurs graines. Je garde intacte le respect que je dois à tous mes compatriotes même dans leur ignorance des enjeux terribles qui se jouent. Mais je ne pardonnerais jamais aux traitres qui égarent une grande partie de cette population éperdument éprise de liberté et qui écoute les cris des sirènes de ces faux prophètes imposteurs, qui les mènent vers la traitrise et l’apostasie.

Le silence des autorités est criminel. Il ne s’agit pas de jeu, il s’agit de foi et la responsabilité et votre laxisme vous mèneront vers la perte. Notre regard envers la croyance n’est heureusement pas le même que celui des français qui croient ‘’dans leur laïcité’ et leur athéisme à la modernité étriquée. Nos convictions sont différentes est notre idéal c’est de reprendre notre place au soleil sans être contrains à rester dans le sous-développement.  Nous croyons au rôle universel de la bonté et de l’amour pour rappeler aux gens ce qu’ils portent en eux comme code divin. Il n’y a de Dieu qu’Allah. Nous avons peur pour nos concitoyens égarés.

L’Algérie indépendante semble ne pas avoir conscience du mal et du danger qui la guette. Car la sédition est là. La sédition est plus grave que le meurtre. Et s’il ya un crime qu’il faut condamner avant qu’il ne soit, c’est bien la sédition à laquelle il faut couper la tête. Nul ne peut savoir où il va s’il ne sait pas d’où il vient. Il faut donc observer le passé pour comprendre notre position actuelle pour pouvoir construire des lendemains à notre mesure. Dés-que l’on s’élève un peu au dessus de la masse profane qui ne regarde que les choses superficielles, on se rend compte qu’il s’agit de la même humanité qui se recycle tout on s’améliorant légèrement au fil du temps mais dont le comportement reste immuable, régit par des attributs tout à fait humain d’héroïsme, de courage, de traitrises, de jalousies, d’envies et d’espoir. La génétique joue un grand rôle dans le comportement des différentes populations, oui bien sur. Des peuples anciens, ne peut on pas retenir, ceux de « Aad » ou carrément le peuple de Noé qui subirent des mutations graves qui mettent l’humanité en danger et qu’il fallait éradiquer. Chaque peuple a un certain penchant pour tel ou tel savoir faire ou pour un tel ou tel comportement politique ou pour la maitrise d’un quelconque art. Ainsi donc nait le génie des peuples ou ses caractéristiques et ainsi donc nous nous retrouvons gestionnaires de rêves antiques aussi complexes que la feuille de route qui les porte.  

Je voudrai tellement croire que le génie propre à notre pays est la révolution, ce que je dis est étayé par le nombre impressionnant de révolutionnaires à travers les âges, depuis les donatistes, en passant par le muselâmes Tac farinas qui nous rappelle étrangement le colonel Bendaoud et en arrivant à l’Emir Abdelkader sans oublier les révolutionnaires de Novembre 1954, Ben M’hedi, Ben Boulaid, Cheikh Ziane et la liste est longue. Mais en fait la rébellion l’emporte toujours sur la discipline et le bon ordre, ne dit on pas (chèvre même si elle s’envole) et un autre fait marquant entache ce penchant millénaire.

C’est la traitrise qui semble se répéter d’une manière presque régulière comme une deuxième nature. Depuis Massinissa qui trahit Hannibal en vendant l’Afrique du nord à Scipion pour une bagatelle, Pour rien. (Et chaque nation a son terme, quand son terme arrive, ils ne sauraient ni le reculer ni l’avancer. Araf 34). On le remercia avec une poignée d’or, le crime de Sophonisbe et le titre de roi VASSAL pour démanteler toute la région. « L’histoire confirme que la princesse Sophonisbe est beaucoup plus noble et le roi Syphax beaucoup plus sage que ne peut l’être le fils de Gaya », depuis Bocchus qui vendit son cousin Jugurtha, allez savoir pourquoi… depuis Juba 2 au service de la Rome impérialiste, depuis les Zouaves qui vendirent leur âmes et facilitèrent l’occupation de notre pays aux envahisseurs. En se substituant à l’armée coloniale pour faire le gros du travail. En massacrant leurs ‘’compatriotes’’ avec toujours plus de zèle et d’ardeur pour plaire à leur nouveaux maitres. Depuis le Bachagha Boualem, Belounis, et consort ( il y en a beaucoup). Depuis toujours. L’administration actuelle continue le travail de sape des français. Il ya des forces occultes programmées par les français. Fidèles à leurs maitres, ces forces cachées travaillent sans relâche pour miner le pays, le mettre à genoux. Que tout le monde sache que l’Algérie musulmane est placée sous tutelle de la France sioniste, que le peuple Algérien est pris en otage par une mafia franco-sioniste kabyle attirée par ses origines sentimentales vandales. Manipulé par le Mossad. Sans lui laisser L’espoir de se relever un jour. Cette poignée de vendus ne représente heureusement pas tous les Kabyles. Une autre frange d’individus haut placés qui minent sournoisement tout les rouages de l’état, et ont le pouvoir d’exécution qui crient aussi fort hypocritement, à qui veut bien les écouter à la démocratie qu’ils savent qu’elle ne les arrange pas en tant que minorité. Qui adoptent, contre la volonté du peuple et contre la volonté du reste des Berbères, l’alphabet latin sans referendum pour se placer contre le courant islamique, aidée en cela par la trahison des dirigeants et par la « tête du monstre » qu’est la France officielle. La forme de démocratie occidentale pour compléter son palmarès génocidaire au profit d’une minorité guidée par des batards sans origine.

Ce projet dangereux et injuste consiste à effacer définitivement la religion la culture, le passé, la langue et le patrimoine des Algériens. D’obédience néo coloniale, franc maçonnique, sioniste ou toutes autres appellations c’est le nouveau rôle alloué aux « Zouaves » qui travaillent méthodiquement comme des serviteurs fidèles à leurs maitres, appliquant à la lettre ses ordres et ses directives. L’essentiel c’est qu’ils portent en eux la haine de l’Algérie et agissant selon une feuille de route préétablie. Sinon comment expliquer que l’une des défaites des plus décisives et les plus significatives de notre histoire soit mise à l’honneur sur nos billet de banque. Il s’agit de la bataille de Zama sur les billets de cinq cent dinars, bataille qui permit aux romains de faire main basse sur l’Afrique du nord et ne dites pas que l’on ne sait pas ou qu’il s’agit d’un hasard. Une main « traitresse », pernicieuse travaille pour le service des français, à l’ombre de notre simplicité et notre naïveté. A l’ombre de notre ignorance, nous qui vivons sans arrière- pensée, sans haine et sans passion.  Des plaies aussi profondes que le mal qui va avec porté par mon pays. Le mal est beaucoup plus profond avec le travail fait par la france. Notre ennemi des temps modernes. On n’a pas d’autres ennemis. Il n’est jamais assez de le dire. La France est notre ennemi et restera notre ennemi, un ennemi criminel, sanguinaire, menteur, spoliateur, profiteur, hypocrite et faussaire qu’il ne faut jamais croire... Il faut prendre conscience de cela et se comporter avec elle en tant que telle. Il faut appeler toute la population à un débat public, serein sans cachoterie ni cafouillage pour ces questions d’importance primordiales. Le deuxième collège continu son massacre. Ainsi sur cinq mille ans d’histoire, la population d’une manière générale et grâce à la bénédiction de la Sorbonne franc-maçonnique et sioniste, a été programmée pour ne retenir que quatre ou cinq siècles et toute la chose est focalisée sur les romains et rien que les romains auxquels Les français se substituaient avec force pour continuer l’œuvre de « civilisation » qui a vu le peuple mourir de faim, d’ignorance, d’épidémie. Le reste de l’histoire est tout simplement escamotée.

Ces millénaires d’histoires merveilleuses laissées par les phéniciens qu’on veut nous faire passer pour un peuple obscur, alors qu’il s’agit de nous. Ce peuple fantastique auquel on doit tout ; notre culture, notre personnalité, notre langue, notre tradition. Ce peuple qui a pu donner d’abord Donat pour l’unicité de dieu et Saint augustin qui ne parlait que le punique que nous parlons encore maintenant et dont les œuvres cachées aux Vatican sont traduites en latin. Ce peuple qui donna Hasdrubal, magon, giscon, Hanon. Ce peuple qui donna Septime Sévère de Leptis Magna qui ne parlait que le punique aussi et instaura une longue tradition africaine à Rome. Ce fut la revanche d’Hannibal en quelque sorte. Ce peuple qui donna les Hamilcar barca qui créèrent des villes y compris Barcelone. Ce peuple qui donna Hannon, l’un des premiers explorateurs du monde antique et la liste est beaucoup plus longue de ces penseurs et érudits qui ont laissés des œuvres monumentales en punique et que le Vatican fait passer pour des latins ou encore, faute de quoi, pour des autochtones à l’identité incertaine. Alors que ces mêmes autochtones qui ont fait bonne école, se trouve être parmi les premiers peuples à avoir connu le blé et à avoir adopté l’alphabet « Tifinaq »  quand les français ne connaissaient pas encore les braies (pantalon) et vivaient de la chasse de sangliers et de la cueillette des baies et des larves. C’est ce peuple qui légat Tanit, Iddir, canaan et Rezqi à nos contées vierges.

C’est ce peuple qui nous légat la langue que nous parlons maintenant et beaucoup croit à une altération de la langue de Qoreich alors qu’il n’en n’est pas du tout question. Au contraire il s’agit d’une langue beaucoup plus ancienne qu’Hannibal, Syphax et saint augustin parlaient et qui reçu les premiers musulmans et que nous parlons maintenant et que les gens de Jijel parle d’une manière authentique et généreuse ainsi que ceux de Skikda et d’Annaba. C’est cette langue de Canaan millénaire qui façonna notre être et nous unis dans le moule de la fraternité. Cette langue qui construis notre culture et nous donna des caractéristiques spécifiques et c’est grâce à cette langue qu’on nous appelle « nord africains » , « maghrébins », « maures », « numides » ou « Arabes ». Alors que les Kabyles parlent encore cette langue chamitique, Hamitique originaire de Saba qui reste encore parlé au Yemen n’en déplaise à certains esprits alambiqués qui rejettent leur origine certaine et veulent se substituer à leur colonisateurs.

Nous avons hérité des millénaires d’histoire phénicienne, punique et Carthaginoise. Carthage ou « Qart hadath » la ville nouvelle, devrait être notre symbole. Carthage c’est notre renaissance, Carthage c’est l’os que les colonialistes n’arrivent pas à avaler car elle représente la civilisation. Carthage est notre renouveau qui leur fait peur et notre liberté pour nous débarrasser de leur hégémonie. Carthage c’est notre unité face aux forces de destructions. Il n y a absolument rien à vouloir prouver quoi que ce soit, des vérités à la portée de tous et juste un rappel pour les sceptiques qui doutent de leur identité et s’accrochent obstinément aux rejets de leurs origines et aux insultes et à la haine fautes d’autres choses. Aujourd’hui toutes les connaissances sont à la portée. Juba 2 le roi vassal qui porte un nom Arabe, ne parlait pas Arabe ni d’ailleurs le Berbère parce que élevé avec Octave à Byzance et qu’il n’avait pour le pays que du mépris par contre Jugurtha, Micipsa, Mastanabal, Gulussa et tant d’autres qui portent fièrement leurs noms phéniciens au sens tout à fait compréhensible, parlaient aussi le punique sans que ces noms soient dénaturés par une latinisation barbare, et s’il faut le rappeler, le Punique, on le parle encore maintenant, il s’agit de notre « Darija ». il serait vraiment ridicule d’appeler « Averroès » ou « Avicenne » quand on nomme « Ibn Rochd » et « Ibn Sina » et il est pareille de nommer « Jugurtha » et « Gullussa » quand on parle de « Yughortha » et de « galoussa » à la grosse tète. Mais les vicissitudes du temps et le colonialisme a fait de nous ce que nous sommes. Je voudrais dans ce sens et parce que nous vivons ces vicissitudes et nous gérons nos problèmes d’une manière sentimentale et puérile, je voudrais  citer le poète Tunisien Anis Chouchéne auquel j’ai traduit ce passage qui nous rappelle notre condition…

« Paix à vous et paix à nous. Paix sur vous et paix sur nous. Paix à celui qui rend la paix et paix aussi à celui qui ne rend pas la paix. Au nom de Dieu de la paix le Dieu unique, omnipotent. Paix qui nous a vus naitre, paix de cette terre pétrie dans la paix. Paix qui nous habite plus. Paix que nous habitons plus. Paix que nous épions alors qu’elle fait ses valises. Pour migrer petit à petit de nos terres, remplacer par notre soumission, notre vacance, notre abandon. Soumission qui n’a rien à voir avec l’islam. Comme si l’islam de nos pères ne nous concerne plus. Savez-vous pourquoi la paix nous quitte ?  Savez-vous pourquoi en nous se généralise les ténèbres ? Simplement parce que nous sommes une société qui a peur. Nous avons peur de la différence. Mes mots ne vont pas plaire à certains de vous, beaucoup parmi vous ou même à vous tous. Je le sais, mais je le dis comme même parce que je ne veux pas faire partie de cette fable. Nous sommes une société qui refuse de reconnaitre. Nous ne reconnaissons pas que nous vivons dans une société arriérée. Nous sommes une société qui crie aussi fort et prétend indécemment qu’elle porte une pensée différente.  Nous sommes une société qui s’élève sur du vide et prétend que c’est une société de culture, O mon dieu, qu’est-ce que c’est que cette fable, cette ineptie. Notre tolérance de l’autre n’est que voile. La différence de couleur nous lèse, la différence de forme nous lèse, la différence d’idée nous lèse et la différence de religion nous lèse et même la différence de sexe nous lèse. Pour cela nous essayons de tuer toute différence en nous. Nous nous sommes métamorphosés en poison virulent pour nous tuer. Nous sommes une société plus idiote que l’idiotie, oui nous sommes une société idiote. Nous nous disputons de querelles insignifiantes et nous refusons de débattre en profondeur. Suite….

 (*) Chouiha Abderrahmane. Mai 2019 Fondation Sidi Nail

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manar 16/09/2019 09:10:22
merci On dit souvent que l’histoire se répète au moins deux fois dans la vie. la première fois d’une manière tragique et la seconde en guise de farce. Cette farce peut nous amuser mais s’il s’agit de revivre les moments terribles de nos tragédies, la chose est grave. Le peuple en est conscient. Beaucoup de signes avant-coureurs actuels nous rappelle la situation de blocage des années quatre vingt dix et son lot de souffrances et de turpitudes. Le résultat a été l’aboutissement au pourrissement dû à une gestion mafieuse, catastrophique et criminelle parce que préméditée, qui n’épargna ni les hommes ni la nature sur tous les plans, l’éducation, l’éthique, l’économie, l’écologie et qui brisa la structure sociale et l’équilibre de la nature, avec son lot de trahisons, de complots et de sabotages.
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Emir Abdelkader, Carthage, les Zouaves, les phéniciens, le Punique

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