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Fondation Sidi Nail 5 : Ouled Sidi Nail entre le Sahara et le Tell

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Fondation Sidi Nail 5 : Ouled Sidi Nail entre le Sahara et le Tell

Allah, Allah pour les enfants de Sidi Nail, les enfants de celui que Dieu a agréé. Les purs nobles, le palmier du Sahara. Ils tirent leur noblesse de Sidi Nail et de leur épée, comme Tahar ben N’mir et Telli ben lakhal. Leur sang n’est pas souillé. Ils ne se sont pas vendus. Ils ont été vendus à vil prix, par ceux qu’ils croyaient être les leurs et qui étaient, en vérité, des gens qui vivaient dans la laideur des idées aux manières asinières.

J’ai eu un rêve, une immense procession se dirigeant vers le nord. Du Sahara vers le tell. J’ai été ébloui par sa lente ascension. J’ai alors demandé, qui sont-ils, ces gens qui se dirigent vers la mer, vers les montagnes du tell. Une voix d'en haut me répondit, que ceux sont les Ouled sidi Nail et qu'ils accompagnent celui que tous le monde attend. Le "mahdi" ai-je compris. J’ai su alors que toute la simplicité, toute la naïveté, toute cette bonté ne pouvait émaner que d'une noblesse innée. Une noblesse que seul les fils de la maison peuvent avoir. Noblesse qui les protègent, qui les défend contre la malveillance qui les entourent, la vilaine engeance, la perversité. N’a-t-on pas empoisonné Idriss notre père que dieu agrée par Le voleur qui se trouve dans la demeure, qu’on ne peut surveiller. Alors je ne vous apprendrais plus rien. Comme celui qui déroba la pioche à ceux qui enterrent son père, c’est un onocéphale comme il en existe beaucoup il ne faut surtout pas s’en faire, c’est travailler et laisser braire.   

J’ai encore demandé, qu'est-ce que le Sahara et qu'est-ce que le Tell. La même voix m'expliqua qu'il existe pour le jeuneur, un moment subtil de la nuit, presque insaisissable, fait de silence, de vide, d'infini émotion que guette le jeuneur pour faire son "shor" ce n'est pas la nuit et ce n'est pas encore le jour. Ça ressemble aux étendues désertiques avec des horizons infinis, illimités, sans balise, sans repaire ou le voyageur non averti, est perdu. N’est-ce pas le Sahara. C’est alors le commencement de toute chose et toute chose a une fin. Sa fin m'a-t-on dit est le Tell. Tell veut dire dernier, fin pour ceux qui connaissent. Ces montagnes nous cachent la lumière, les horizons sont limités, le regard ne porte pas loin et l'effort est nécessaire pour vivre. C’est le pays du laboureur que nous dédaignons un peu, que nous méprisons presque. C’est l'aboutissement de l'entreprise et c'est l'exécution du destin de dieu. Le destin traçait par notre seigneur pour l'aboutissement du rêve. Alors seulement l'étoile du bonheur se lèvera pour l'Algérie et pour l'islam.

Du palmier roi, arbre noble qui donne les dattes et toutes sortes de commodités, sans presque d'effort, il suffit juste de secouer le tronc du palmier, pour recevoir des douceurs mures, Le pays d’Abel ou vit le « laroui » que Sidi Ahmed BenYoucef indiqua à son disciple qui accepta d’être immolé dans un geste, qui rappelle celui d’Ismaël, soumettant son cou à son venerable père, seidouna Ibrahim, que le salut soit sur lui. Vers le pays de l'olivier béni qui donne beaucoup de commodités mais avec plus d'effort. Il faut presser l'olive pour avoir l'huile et faire des tas d'autres travaux pour bénéficier de ces bienfaits. Les événements de la vie est un accouchement perpétuel. Il faut de l’effort, il faut de la douleur, il faut surtout de l’abnégation que porte les vrais hommes que nos frères Kabyles, appellent les « Argaz » et que chez nous nous appelons « rajjala », ceux qui ne portent pas de la haine à l’espèce humaine.

Sidi Nail, prince de sang et appartenant aux gens de la maison, sage et "wali salah" porte avec son nom, Mohamed ibn Abdallah El-Khourchoufi el Iddrissi, la volonté divine pour tout l'islam. Ces quartiers de noblesse sont établis avec exactitude par beaucoup de savants et de docteurs. Ceux qui ont la connaissance, les sages et ceux qui reçoivent la lumière demandent sa grâce. Les Ouled Sidi Nail la dispense à tous le monde par leur bonté et leur hospitalité même s’ils n’ont pas d’ « AGUELLID ». Beaucoup d’autres, cherchent leur amitié. Le faite de les avoir comme alliés, assure la victoire. Le monde n’est qu’une suite de drame, de tragédie, de comédie, des fois de bouffonnerie. Nous voulons donc, nous, jouer notre Pastorale, ensemble réunis avec le reste de l’Algérie. Venez-donc, notre main est tendu vers vous, Vivre ainsi le roman national sereinement. Gare, gare aux incrédules, à ceux qui ne les aiment pas, à ceux qui doutent, à ceux qui les dénigrent. La vengeance serait divine car cette maison porte l’amour de l’humanité qu’il ne faut à aucun prix profaner, sacrilège.

Nous disions donc, qu’au lendemain de Zaatcha, c'est-à-dire après vingt années de luttes acharnées et de résistance qui ont fait souffrir les tribus, de misère, de famine, de razzias multiples, menaient par les français est leurs alliés. Resistance qui a retardé la colonisation du Sahara de vingt ans, grâce surtout, aux efforts des Ouled Nail, nous le disons et il n’est jamais assez de le répéter, tellement ça a été passé sous silence complice. La grandeur de la France s’est trouvé blessée, elle n’a jamais avalé cet os, qui lui est resté dans la gorge. C’est pour cela qu’elle se vengera plus tard, en long et en large, contre une population nue, sans armes, sans nourriture, sans défense, une population qui n’avait que le bon dieu, et chez le bon dieu rien ne se perd, tout vient à temps. Nous nous rappelons et nous essayerons de ne pas oublier, nos enfants portent déjà le flambeau. Je tiens à raconter une petite histoire pour comprendre la grandeur de dieu. Vers 1840, les officiers aumôniers de l’armée française, lors de la cérémonie officielle de remise des grades, dans une église, en france. Le prêtre qui leur faisait le sermon, leur dit d’aller tuer les fils de « Mahomet » chez les Ouled Nail. Un siècle plus tard, cette église est reconvertie en Mosquée et porte désormais le nom de « Sidi Nail ».

C’est donc la débâcle. Le pays se trouve occupé. La résistance ne s’est jamais arrêtée, mais elle reste sporadique. Que faire, laisser le pays et les hommes entre les mains des mécréants et des vilains irresponsables ou alors prendre ses responsabilités et gérer la situation. De tout façon, partout en Algerie, les fils de grandes tentes, les fils de l’aristocratie naturelle, en eu le devoir de guider le peuple et en étaient de grands caids, au vrais sens du mot. Je citerai le Bachagha Mokrani de la Kabylie, le bachagha si Cherif des Ouled Nail, le Bachagha boubaker d’El Bayad. Sans oublier le Cherif de Ouargla, Mohamed ben Abdallah, qui fut Khallifa du general Bugeaud à Tlemcen. Et je tiens à citer Si Nacer ben Chohra des larbaa qui fut, dés 1843, Agha. Je tiens aussi à citer le fameux caid Tahar Ben N’mir, l’homme exceptionnel dans le combat, dont la bravoure est légendaire, les gens de Laghouat le connaissaient et les hommes de ksar el-boukhari également. Cette première génération de caïd a formé le ciment de la nation et le garant contre la déperdition et l’acculturation. Elle ne lésinait pas avec l’honneur et la religion. D’ailleurs petit à petit, la France s’est débarrassée d’eux, par la traitrise, l’assassinat et la déportation. Dans notre région, Sidi Cherif a été assassiné en 1864, par le tristement célèbre, colonel youzef. Le caïd Tahar ben N’mir, fut exilé. Ces hommes n’ont pas battit leur gloire en trois jours, le temps d’une bataille, par exemple. Ces hommes ont étaient braves, toute leur vie, sans chercher la célébrité. La gloire et la bravoure, ils l’ont faite de leur sang et de leur courage, avec leurs épées. Ils méritent qu’on leur érige des stèles à la hauteur de leur mérite et qu’on interdise aux vilains, de s’y approcher.

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khourchoufi 01/06/2016 13:54:03
merci pour l'auteur, qui nous procure tout ce plaisir. la poésie coule comme du miel.
je suis heureux de vous lire. merci encore une fois.
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L'ajout n'est pas conforme
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karimkarim 06/06/2016 12:45:21
l'auteur signale un point tres important, celui de ne pas mettre tous les responsable dans le meme sac. il y a eu de grands hommes, braves et courageux qui ont essayaient de sauver la situation.
de toute façon, on ne fait pas d'amalgame. merci à l'auteur de nous le dire. en attendant la suite...
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khanchli 07/06/2016 19:48:42
merçi pour l'effort que Dieu vous protège
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hakimhakim 23/07/2016 20:01:26
vraiment c'est une histoire ancienne, raconté par les grands parents. j'ai entendu dire qu'un wali salah de l’Égypte avait fait le même rêve de ascension des Ouled Sidi Nail et du "MAHDI" tant attendu. c'est d'une grande érudition. merci au prof Chouiha.
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Chouiha Abderrahmane Chouiha Abderrahmane

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Mots-clés:

Ouled Naïl, ouled sidi Nail, Tahar Ben N’mir, Telli ben Lakhal, Si Cherif ben Lahrech

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