Home | Culture | Souvenirs de Hamid Nacer-khodja

Souvenirs de Hamid Nacer-khodja

Par
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
Souvenirs de Hamid Nacer-khodja

Le premier jour n’est pas forcément la première rencontre, je le connaissais déjà Monsieur Hamid Nacer-Khodja dit (ami Nacer), je le connaissais à travers les diverses rencontres animées par l’association culturelle locale (présence), cet association qui  a enrichie notre atmosphère, et arrosée notre désert durant les années de braise, on a pu respirer un peu d'air frais, par des activités, et des noms, connus de nous pour la première fois, Anna Griké, Fanny Colonna et surtout un nom de poète qui est (Jean Sénac).

Le premier jour pour moi, était un matin ensoleillé, d’un été lointain, ou j’ai frappé à sa porte, et j’ai traversé le seuil d’un appartement, situé au quatrième étage dans un immeuble qui se situe dans le cœur de la rue principale de la ville natale, dit rue l’émir Abdelkader, ex rue Bois Guilbert, c’était la première fois que je m’entretiens avec ami Nacer, seuls, tète à tète, en sirotant du bon café, dont l’odeur et le gout m’habitaient toujours, et en discutant à propos de Mouloud Mammeri et le sommeil du juste, Mohamed Dib et le sommeil d’Eve, Pierre Bourdieu et la Sociologie de l’Algérie, Djamal Amrani, Le témoin et Entre la dent et la mémoire, Youcef Sebti, Hamid Skif, et surtout en discutant à propos des soleils de (Jean Sénac).

Durant cette première rencontre, il m’a appris beaucoup de choses (avec ami Hamid on apprend toujours), il m’a fait connaitre le fameux livre en sociologie (Eléments de Sociologie) d’andré Mendras, il m’a parlé de Mostéfa Lacheraf et son livre (Algérie, Nation et Société), et surtout il m’a parlé du (Soleil sous les armes) de (Jean Sénac).

Ce jour là, j’ai quitté cet appartement, joyeux, avec le soleil dans les yeux, et la lumière dans le cœur, trois livres dans la main, (l’étranger) d’Albert Camus, (Bonjour Tristesse) de Françoise Sagan, et (Le soleil sous le Tamis) de Rabah Belamri, ce fameux écrivain et chercheur qui était parmi les premiers qui ont travaillés sur l’œuvre de (Jean Sénac).

La deuxième rencontre avec un grand (D), était quand il m’a accordé un long interview, que j’ai publier sur les colonnes du quotidien arabophone (El youm), sous un titre inspiré de Nitsche (Ainsi a parler Hamid Nacer-Khodja), ce jour là, je m’imaginait Mendoza entrain d’interviewé Marquez, j’ai posé des questions archéologiques inhabituelles, et il m’a répondu avec modestie, chaque fois que je lui pose une question à propos de sa vie et son parcours, il me répond à propos de la vie de (Jean Sénac).

Ce deuxième jour, on a parlé de beaucoup de choses, du film d’Ali Akika, (Le soleil Assassinée), de Hamid l’héro du film, de la sémiologie du nom, de la traduction des travaux de (Jean Sénac).

La Troisième rencontre, c’était quand il m’a téléphoné, après la lecture dans les journaux d’un passage d’Assia Djebar, que j’ai traduit vers l'arabe de son dernier roman autobiographique (nulle part de la maison de mon père), Ami Nacer, ce jour là, était ému de connaitre, qu’Assia Djebar en personne m’a envoyé cette copie, dédiée par son stylo et sa main droite, avec mon amie Amel Chaouati, et cette traduction que j’ai faite n’était qu’un merci à ce geste, et lorsque ami Nacer a connu mon parcours de traduction et surtout le roman d’Agota Kristof, il m’a suggéré de traduire les poèmes de Mostefa Lacheraf, et il m’a préparé un dossier, mais cette traduction n’a jamais vu le jour, car c’était  notre ultime rencontre, et il est allé rejoindre son grand ami (Jean Sénac).

Ce sont mes trois rencontres phares avec ami Nacer, bien sur on a eu plusieurs rencontres, à la bibliothèque "allahab el mokades", à l’université ou nous travaillons, aux cafés, car il aimait toujours boire avec moi une (Ngaous), et chaque rencontre avec lui était une idée de plus, un titre de plus, ou même un mot de plus, et la dernière fois ou on s’étaient croisés, il m’a avoué come me dire adieu, que j’était parmi les Rares qu’il aimait leur talent et leur écriture à Djelfa, cette expression était pour moi mieux qu’un diplôme universitaire, car elle était de la bouche et la conscience de ami Nacer, l’ami fidèle de (Jean Sénac).

Abdelkader Homida 

Djelfa le 25- 10- 2016

lectures : 1611

Subscribe to comments feed Commentaires (0 posté)

total: | Affiché:

Postez votre commentaire

  • Bold
  • Italic
  • Underline
  • Quote

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha

Auteur infos

admin

  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable
  • Texte complet Texte complet

Mots-clés:

Hamid Nacer-Khodja, Jean Sénac, Albert Camus, Assia Djebar

Estimez cet article

0