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Le pain et le sel

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Le pain et le sel

Au nom de dieu le clément et miséricordieux,

Chaque nation a son terme. Quand leur terme est arrivé, les hommes ne sauraient, ni le reculer ni l’avancer.

OBSERVEZ la nature, vous découvrirez la vraie disposition de la création. Lève les yeux vers le firmament, y vois-tu une fissure, lèves encore deux fois les yeux et tes regard retourneront à toi, éblouis et fatigués.

 On dit que rien ne pousse sous le pin, alors que le chêne fait vivre la truffe tant recherchée, en vérité le chêne protège cette plante étonnante parce qu’elle lui rapporte quelque chose de vitale, il ya une sorte d’échange bénéfique pour les deux. On parle alors de symbiose. Et il y a le reste des plantes comme les navets, les carottes et autres légumes qu’on place généralement sur le couscous, comme le dit l’adage populaire. Il y a les citrouilles, grosses ou petites et les asperges que nous connaissons à peine et qui commencent à proliférer ou ont proliférer. Il ya un autre type d’arbre qui peut pousser sous toutes les latitudes. selon les dires d’El-Hadj kouider El Arbaoui,(1884-1994) un des savants des Ouled Sidi Nail, décédé à Médine et héros du livre « le dernier témoin de la tente rouge. » cet arbre, que l’on appelle la « liberté », est une plante difficile, d’intérieur qui préfère l’ombre des prisons, qu’on irrigue avec le sang, généralement et qui donne un fruit si bon, si doux que quand on y mord à plein dents, vous sentez qu’il fait bon vivre et que la vie est agréable. Seulement, elle peut, si elle est mal arrosée ou mal entretenue donner des fruits amers ou même des fleurs à tètes de monstre ou de diable qu’il faut à tout prix élaguer et tailler. Il y a aussi les mauvaises graines, les mauvaises herbes qui, non seulement ne servent à rien mais pompent notre air et nos réserves et mettent en danger les plantes utiles, qui donnent plus aux autres, c’est pour cela qu’il faut absolument mettre les plantes qu’il faut à la place qu’il faut. Placer, si vous voulez, les chiendents et barre-d’ane, dans des pots de différentes formes et dispositions, comme les pots de chambres, les pots de vin, les pots de fleurs et certainement pas un récipiendaire qui devrait d’abord contenir autre chose et qui devrait être très respectable, seulement dans la « Merdja » , ils s’y ressemblent fort, à croire…

Il y a encore, dans la nature, les rapaces qui se mettent en groupe, pour dévorer la charogne, comme les vautours mais il y a aussi les buses et les faucons qui chassent en solitaire, qui répugnent à manger leurs gibiers morts et qui déchiquètent leurs proies. Ils leurs faut du sang chaud, c’est le plaisir pur de la noblesse qui les distinguent. Comme certaines catégories d’homme, il y a ceux qui - nature humaine oblige- sont faibles, ne pouvant combattre leurs penchants vils, mangent de la chaire de leurs frères et il y a ceux qui sont élevés par leur nature même, s’élèvent alors vers le firmament puis deviennent divins. Il y a ceux qui par ignorance ou par bassesse, castrent leurs étalons. Il y a ceux qui, à partir de rien, bâtissent des empires. Il y a ceux qui héritent de grands empires, qu’ils détruisent et sombrent dans les oubliettes de l’histoire. Il y a ceux qui se souviennent de leurs pères, et leurs créent de grandes histoires. Il y a ceux qui avaient d’illustres aïeux, qu’ils oublient et qu’ils négligent. Il y a ceux qui ont la « horma », c'est-à-dire ceux qui élèvent leurs frères, les respectent et ceux qui ignorent ce que c’est. Il y a ceux qui vénèrent leurs grands et leurs bâtissent des panthéons et ceux qui rapetissent les leurs et les enterrent vivants. Il y a ceux qui pèchent en eaux troubles et ceux qui habitent dans des maisons de verre. et tout prés de la bestialité, ceux qui portent le courage et la témérité comme le lion et le tigre (sbaa , n’mir) et ceux qui sont lâche et hypocrite comme la poule et le chien ( ?)  Ou en sommes nous, dans tout cela, j’hésite à décider d’une classification quelconque, l’essentielle, c’est de savoir qu’il y a une échelle qui permet de connaitre les hommes, notre aspiration serait alors de nous élever vers la place que nous voulons. Le déclic enchanteur pour accéder aux cimes de l’esprit passe par la volonté, par le vouloir du changement, ai-je déjà choisis ?

 Ali ben tahar, (1864- ) dont la poésie fut le sujet d’une thèse dans la faculté de lettre de Constantine en 1920 (أقوال العرب في شمال إفريفيا و المغرب) le poète Ben Keriou qu’on connait très bien, fut son contemporain et fut sensible à sa poésie. Homme d’épée et grand poète dit :

 هدينا من واد زاقز لا شفقى    * وفكينا غرب العلق و المرارة

خصلت فينا قالشهبة و الحمراء  * وخصلت فينا قفراسات الغارى

ولداسر قومنا رعي الحمراء   *  نعت الطير لصاوب للحبارة

ضربونا بريزيني طيب مشهورة  * و على راس القوم داير خرارة

و فكينا غرب العلق و المرار ة

Parlons de système éducatif qui devrait intégrer notre combat pour la libération de ce cher pays du marasme du sous-développement et de l’aliénation. Ceci minimise nos efforts et annihile notre action en nous privant de nos turbans.  Laissant nos têtes nues, comme le dit, un des faucons des Ouled Sidi Nail, auteur du livre « le berger et le général » Je le dis avec une pointe aiguisée qui permet d’écrire des mots sans équivoques, à travers les lignes ( ?) Pour retracer la vérité qui dévoile nos émois et notre sincérité. Les recoins cachés des complexes historiques de ce peuple, qui sont nombreux et ont façonné notre être de cette manière en contradiction avec la vérité, peut être ou en partie et en contradiction avec les idéaux de l’urbanité et lesquelles ? Mohamed Bencherif, grand écrivain et chantre du nationalisme avant la lettre, que nul ne devrait oublier, qui devrait être enseigné dans les universités Algériennes au même pied d’égalité que Dib ou Feraoun et qui est passé sous silence criminel, par notre faute à nous, parce que c’est un grand. Ce grand Homme parle de l’urbanité et parle de l’aristocratie Algérienne des Nomades, mais qui se souvient ou qui veut bien se souvenir. N’est-ce pas indécent de notre part.

Être Algériens aujourd’hui, c’est porter un lourd héritage, de combat libérateur, d’idéal révolutionnaire, de sacrifices multiples au nom de l’humanité. Tous les grands peuples du monde ont un génie propre à eux, une réalisation quelconque qui les démarque des autres, qui fait leur différence. Notre génie à nous après le geste Rostomide, constructeur de villes, qui dure depuis mille ans, c’est d’avoir mener une grande révolution qui a libéré une grande partie de l’humanité. Digne de Tac farinas et d’Abdelkader dont, nous revendiquons avec force leur héritage qui se trouvent, à ne pas douter, dans nos gènes. Nous sommes Gétules dites-vous, nous avons hérité de leurs terres et de leur sang et nous portons comme même la civilisation et notre noblesse et notre salut, proviennent de notre prophète, Mohamed que le salut de dieu soit sur lui.

Aujourd’hui nous revendiquons notre Mazighité et je dis bien Mazighité et nous revendiquons notre Arabité et notre Noblesse, (chorfa) et si nous sommes « Mrabtine » c’est parce que la tente de Sidi Nail est vaste et reste ouverte pour le passager qui aura son pain. Nous donnons à manger à ceux qui ont faim et nous saluons ceux qu’on connait et ceux qu’on ne connait pas. Voila donc, notre ascétisme à tous et notre religiosité est aussi simple que de ne pas repousser l’orphelin, nous incitons les gens à nourrir le pauvre et nous ne refusons jamais les ustensiles à ceux qui en ont besoin. C’est une règle, sans exception, pour les fils de Sidi Nail. Mais notre araire continu à labourer pour les autres, disait Sidi Abderrahmane Naas.

« Il n’est point d’homme, prétendant descendre d’un autre que son père, qui ne soit mécréant aux yeux de dieu. Qui allègue être membre d’une tribu dont sa lignée ne fait pas partie, qu’il aille chercher sa place au feu. » A dit notre prophète que le salut de dieu soit sur lui. 

Et salut…

(*) Pour la fondation Sidi Nail : Chouiha Abderrahmane.

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Sidi Naïl, fondation sidi nail, ouled sidi Nail, Ali ben tahar, kouider El Arbaoui, Sidi Abderrahmane Naas

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